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mardi 22 septembre 2009

Journées européennes du patrimoine 2009 à Metz

Comme tous les ans ou presque, le weekend des journées du patrimoine est pour moi un véritable marathon. Voici donc quelques photos des monuments que j'ai visités:

Le temple neuf:

Bâti au début du XXème siècle en style néo roman pour les troupes allemandes



Les tribunes de côté



L'abside




Une travée de la voûte (seul hic au néo roman vu qu'elle est gothique, sur demande de Guillaume II pour la petite histoire)



L'orgue (superbe explication par l'organiste !)




La façade en contre plongé



L'extérieur vu du pont

L'opéra-théâtre





L'un des costumes de l'opéra Thaïs




Le second balcon et le plafond peint vus du premier balcon




 Les balcons et deux des loges




La scène et le décor de La Bohême, de Puccini, qui ouvre la saison la semaine prochaine (j'y vais, d'ailleurs)





L'un des décors de La Bohême, présentant une brasserie du début du XXème siècle




Elément de décor en construction dans l'atelier, destiné à L'attaque du moulin (drame lyrique au livret écrit par Zola)


La cathédrale Saint Etienne





Evangéliaire du XVIème siècle, Verdun




Ouvrier vitrailliste en pleine démonstration, transept sud




Nef et transept



Détail du portail ouest (interdit d'accès en temps normal)


Autres monuments visités sans photos:

-église Saint Eucaire et son orgue Cavaillé-Coll de la fin du XIXème siècle
-Maison du projet du centre Pompidou Metz
-musées de la cour d'or avec animation gauloise
-Gare de Metz

jeudi 4 juin 2009

Le quart d'heure culturel étranger: voyage en Egypte, janvier 1998

Ceux qui fréquentent ce blog depuis le début et qui me connaissent un peu savent qu'à la base ma spécialisation est l'égyptologie (à la base, hein, parce que ça nourrit pas son homme). Même si je n'ai jamais eu la chance de partir en mission, j'ai pu quand même aller en Egypte en janvier 1998, lors de mon année de maîtrise. C'était en voyage organisé, mais c'était déjà ça. Bon, c'était après un attentat survenu deux mois avant, donc tout était surmilitarisé, mais il ne m'est rien arrivé, ni à ma grand-mère qui m'accompagnait et passait sa vie à attendre que je cesse de vouloir lire tous les textes sur les parois.

Les photos ont été prises avec un appareil photo jetable à l'époque et scannées récemment, pas si mal la qualité quand même.







Salle hypostyle, Karnak (Sethi I / Ramses II, XIXème dynastie avec modifications ultérieures)



Tombe de Thoutmes III (XVIIIème dynastie), Vallée des Rois, sarcophage en granit rouge et livre de l'Amdouat peint sur les murs (ironique car au vu du roi que fut Thoutmes III, sa tombe est extrêmement simple, pas tellement en accord avec le roi conquérant et bâtisseur qu'il fut)

Kom Ombo, temple de Sobek (dieu crocodile) et Haroeris (Horus le Grand) (époque tardive et ptolémaïque) (temple double, conformation peu courante)



Temple d'Isis, île de Philae (Nubie), époque ptolémaïque (ce temple fut sauvé des eaux du lac Nasser dans les années 60 et remonté sur une île artificielle)



Temple d'Horus, Edfou, pylône d'entrée, partie gauche (époque ptolémaïque, temple au plafond intact)



Procession de la barque sacrée, temple d'Isis, Philae




Et, pour finir, un coucher de soleil sur le Nil...

samedi 30 mai 2009

Le quart d'heure culturel: Saint Bénigne, Dijon

Je vous propose un petit moment de calme avec quelques photos de la cathédrale Saint Bénigne, à Dijon, photos que j'avais prises lors de ma visite là-bas lors de mon examen écrit le 19 mai. Pas de chance, Saint Bénigne sera trop loin pour qu'elle puisse faire l'objet de ma visite d'oral, mais, quand même, elle vaut le détour...
A la base, c'était une église abbatiale fondée dès le VIème siècle sur la tombe de Bénigne, saint ayant évangélisé le coin et ayant été martyrisé. Elle a été reconstruite vers 870, puis à nouveau par l'abbé Guillaume de Volpiano de 1001 à 1026. Cette église était énorme, plus de 100 m, octogonale à plusieurs niveaux, et seul en reste la crypte aux chapiteaux pré-romans. Une autre reconstruction au XIIème siècle l'inclut dans l'enceinte, et, suite à son effondrement en 1270, on construisit l'édifice gothique actuel. (comment ça j'ai bien appris ma leçon ?)


Notez la façade harmonique (à deux tours) aux tuiles vernissées typiques de la région.



Le portail représentant la lapidation de saint Etienne. Pour la petite histoire, il était à l'origine sur l'église saint Etienne, qui se trouve un peu plus loin, elle aussi ancienne église abbatiale mais désaffectée depuis la Révolution.


Vue d'intérieur depuis le fond de l'église sur le choeur et l'élévation de la nef



Elévation du choeur à trois niveaux, grandes arcades, triforium aveugle et fenêtres hautes. La présence de la coursière entre les grandes arcades et le triforium est typique de la région.

Elévation de la nef, grandes arcades, triforium aveugle avec coursière et fenêtres hautes. On note la voûte quadripartite et l'alternance des supports.

Vue sur le bras du transept ouest, intéressante présence d'un triforium

vue sur le bas-côté est

vendredi 13 février 2009

Festival des cinémas d'Asie, Vesoul (70)

Je serai samedi et dimanche au festival des cinémas d'Asie à Vesoul, en Haut Saône, avec ma mère qui, comme moi, apprécie le cinéma asiatique. Nous verrons cinq films en deux jours et c'est vraiment une ambiance très particulière. Par contre, cette année, je trouve leur programmation animation un peu limitée, en 2006 j'avais eu le bonheur de voir "Appleseed" et "Wonderful Days", deux films d'animation géniaux. Donc cette année que du film "classique"mais avec un thème intéressant, "plein les yeux". Des films asiatiques donc remplis d'effets spéciaux, dont l'ultra connu "Tigre et Dragon" que je reverrai avec plaisir en VO.

Bref, que du bon !

Plus de renseignements pour ceux qui seraient intéréssés: http://www.cinemas-asie.com/

lundi 26 mai 2008

Patrimoine(s)

Une question revient parfois parmi les visiteurs du haut-fourneau où je travaille: pourquoi conserver ce (dixit certains) "tas de ferraille rouillé" ? Et à force de répondre à ce genre de questions, ça m'a amené à réfléchir à la notion de patrimoine. C'est vrai que c'est un mot à la mode, bien qu'on donne de moins en moins d'argent pour le préserver (ah oui, l'état préfère mettre son argent ailleurs, c'est vrai...c'est honteux d'ailleurs mais bon passons...).
Mais le patrimoine c'est ce qui doit rester pour qu'on le transmette aux générations futures (ah, les grands mots à la Cousteau) et, ayant discuté un peu avec les anciens ouvriers de l'usine qui maintenant font visiter le haut-fourneau, c'était aussi ça qu'ils voulaient, que les jeunes sachent qu'un jour ici on avait fabriqué de la fonte et surtout comment c'était à l'époque. Parce que c'est aussi ça le patrimoine, les savoir-faire et les savoir-êtres de tout une région qui a vécu durant près d'un siècle autour des haut-fourneaux, au rythme des coulées et de la cloche qui annonçait l'embauche et la débauche des ouvriers chaque jour mais aussi les accidents, le fameux "gueulard" (mot à double sens puisqu'il désigne aussi le sommet du haut fourneau, là où rentrent les matières premières qui vont le nourrir, minerai de fer aggloméré et coke). Finalement, je m'aperçois que j'avais vraiment une version très étriquée du mot patrimoine, qui à mes yeux était cantonné au strit sens "historique", les vieilles pierres quoi, au moins de travailler au U4 m'aura permis d'avoir une version bien plus large qui nourrira davantage ma réflexion.

(allez, c'étaient les pensées philo de ce jour gris où je suis en congés)

samedi 19 avril 2008

Pensives rêveries...

J'ai vu, au hasard de mes périgrinations sur le net, que désormais un demandeur d'emploi ne pouvait plus refuser deux offres d'emploi proposées par l'ANPE sous peine d'être radié. Et alors ? Si m'avait proposé un emploi de plombier ou d'électricien, aurais-je dû le prendre ? Le ministre du travail, invité sur je ne sais plus quelle chaîne, expliquait complaisamment ce midi qu'en fait les offres d'emploi soumises étaient déterminées en accord avec le parcours du candidat, mais tout de même....est-ce qu'on va se servir des gens en surnombre dans certaines branches pour combler le manque dans d'autres ? Cette idée me fait frissonner...
Même si j'ai trouvé un travail, les écueils que je rencontrerai dans 6 mois quand je me réinscrirai seront les mêmes que ceux que j'ai rencontré jusque-là, à cette différence près que maintenant je connais comment plus ou moins les éviter. Si on me propose un poste pour lequel je ne suis pas qualifiée, est-ce que je serai obligée de le prendre ? Cela me laisse vraiment très songeuse, et je pense à ceux qui n'ont pas eu la même chance que moi. Etre chômeur, déjà que ce n'était pas facile, va devenir un vrai cauchemar avec tout ça, toutes ces mesures destinées soit disant à relancer l'emploi. N'empêche, le gars de l'ANPE m'expliquait ce 31 mars qu'en fait, dans ma branche, tout se fait en sous main, en interne, sans publier d'annonce, mais j'aime à croire que la culture ce n'est pas que cela, cet élitisme et ce sectarisme. On nous dit que la culture n'a plus de sous, qu'il n'y a plus de travail, et pourtant c'est dans cette branche que je viens de trouver un travail, cherchez l'erreur...

Je suis peut-être surqualifiée pour mon travail, mais c'en est un, et c'est tellement une denrée rare de nos jours que je m'estime chanceuse d'être à l'abri pendant les six prochains mois. Cependant, c'est un CDD et j'espère à la suite de cela avoir accumulé assez d'expérience pour décrocher un CDI à la suite. Il faut toujours commencer quelque part, il paraît...
En tout cas, les démarches quand on retrouve un emploi sont aussi lourdes que quand on en perd un: j'ai passé mon lundi après-midi en ville à faire le tour de toutes les administrations, parce qu'en fait il vaut mieux le faire de suite pour éviter les problèmes et ensuite les éventuels remboursements de trop perçus.

Ce qui m'inquiète aussi, en continuant sur l'actualité, c'est le déremboursement annoncé des lunettes, des soins dentaires...on commence par là et après ce seront les analyses de laboratoire et tout le reste. Je n'ai pas de chance, je suis affligée de lunettes, que je change assez rarement parce que c'est cher. Quant aux soins dentaires, je suis obligée de limiter aussi. Si on dérembourse tout ça, je n'ose imaginer l'explosion de mon budget santé déjà assez conséquent à cause de ma maladie thyroidienne.
Bref, j'ai aujourd'hui une pensée pour tous les gens qui se débattent dans la galère, comme je le fus voici très peu de temps, et je me demande ce que tout ça va donner...

mardi 25 mars 2008

De retour à la maison...

Hé oui, il a bien fallu revenir à la réalité crue du quotidien après quatre jours à Herblay et trois passés dans les Vosges auprès de ma famille. Je n'ai du coup pas eu le temps de faire un second billet d'Herblay car j'ai passé pas mal de temps sur Paris. J'ai voulu aller faire un coucou à mes anciens collègues de Saint Denis jeudi mais ils étaient en grève (quelque part je les comprends, vu ce que devient la culture ), du coup j'ai terminé avec mon amie Mayotte aux Quatre Temps, à la Défense, devant une tasse de café bien chaud. Le soir même, j'ai assisté à un très bel office du jeudi Saint à l'église d'Herblay, un magnifique monument du XIIème siècle. Vendredi rien de particulier, un goûter chez Ladurée avec un ami égyptologue (maison chère mais à recommander chaudement). Appel maternel aussi, la maison de ma maman ensevelie sous 30 cm de neige, impossible de monter le chemin malgré la Suzuki Swift et ses quatre roues motrice 4x4, ni électricité ni eau jusqu'à 21h, mon beau-père qui a mis 2h30 pour aller travailler (quelle idée d'habiter aux franges de la civilisation, aussi). Cela me donnait quelque part un aperçu de la situation dans les Vosges. Nulle neige à Metz, comme j'ai pu le vérifier derechef sur les webcams de la ville disponibles sur le site de la mairie. Départ de Paris-Est en TGV samedi matin après un lever très tôt, sous un froid digne de la Sibérie, arrivée à Metz 1h30 plus tard sous le grésil et le même type de froid.

Course contre la montre, retour à la maison, changement de sac, nouvelle valise pour repartir dans les Vosges. Nouveau train, cette fois un TER Lorraine jaune, je rejoins ma grand-mère à Nancy et voici l'odyssée qui commence, un retour aux heures héroïques du chemin de fer. En effet, ce train traverse des villages que ne survivent plus ou moins que par lui, passe par Jarville, Pulligny, Xeintrey pour ensuite traverser la plaine des Vosges, Mirecourt, Contrexéville, Vittel (oui oui, ce sont vraiment des villes et non pas seulement l'eau qui vous achetez au supermarché) et arriver dans le village où habite ma grand-mère depuis plus de trente ans, Martigny-les-Bains. Il continue ensuite sa route vers Lamarche et ensuite la Haute-Marne pour terminer à l'ex grand noeud ferroviaire Culmont-Chalindrey.


Le petit village où habite ma grand-mère a cette particularité d'avoir été en son temps, c'est à dire à la belle Epoque, un important lieu thermal aussi célèbre à l'époque que Plombières-les-Bains ou Bains les Bains aujourd'hui.


Cette affiche en témoigne, ainsi que les restes de cette époque bénie, le parc thermal et les bâtiments tout en fer et métal dans la tradition du début du XXème siècle. Quand j'étais petite, mes grands-parents habitaient une villa jouxtant le parc et j'allais souvent y jouer. Il a été peu à peu abandonné jusqu'à sa réfection complète voici quelques années.
Les sources thermales qui faisaient la réputation du village existe encore, mais une seule est accessible toute l'année, la source savonneuse qui soigne les maladies de peau, les autres sources étant dans les bâtiments désormais protégés et fermés.

Martigny se trouve dans la plaine des Vosges, mais ça n'a pas empêché qu'il ne se mette à neiger et, dès samedi soir, mes frères et moi sommes rentrés de Vittel sous une véritable tempête de neige. Cela a continué hier encore et nous ne savions pas si ma mère et mon beau-père pourraient finalement venir, même s'ils avaient pu, à grands renforts de pelletages acharnés, sortir samedi. Ils ont pu finalement venir mais la neige continue toujours à tomber là-bas, comme elle tombait encore lorsque j'ai quitté Epinal ce matin. Sur Metz rien de tout ça, le ciel est presque bleu grâce au vent à décorner les boeufs qui souffle, et il fait très froid.

Voici donc le récit rapide de mon week-end, il va falloir que je retombe doucement dans la réalité du quotidien, les candidatures, les CVs, l'attente perpétuelle...

samedi 1 mars 2008

Culture(s)

J'ai suivi ces derniers jours les articles traitant de la grève du secteur culturel de jeudi dernier (voir ici ) et je suis assez navrée de voir ce qui se passe. Ca ne fait que confirmer la tendance actuelle: baisse des budgets, fermetures de structures, abandon de lieux de patrimoines. Je pensais pour ma part que le spectacle vivant était mieux loti, ça n'a pas l'air d'être le cas. Pour moi qui suis spécialisée en patrimoine (archéologie, égyptologie pour être plus précise, même si j'ai également appris l'archéologie grecque, romaine, mésopotamienne et phénicienne) je suis assez atterrée de voir la culture devenir un produit de marketing que l'on achète (voir le Louvre à Dubaï) et aussi un produit de luxe malgré l'essai de gratuité des musées lancé par le ministère de la Culture. Ils espèrent faire venir un public différent mais je pense pour ma part que si l'on n'habitue pas depuis le plus jeune âge à aller au musée et à aimer les oeuvres d'art cela ne servira à rien du tout. J'ai eu la chance pour ma part d'avoir des parents qui aimaient ce genre de choses et qui m'y ont emmenée.
Plutôt que d'investir dans des choses qui ne serviront à rien, le gouvernement serait bien inspiré d'enfin donner des moyens à la culture, quelle qu'elle soit, et pas seulement au cinéma qui sert de vitrine à l'exception française. Le patrimoine doit être conservé parce que c'est utile et que ça fait partie de l'histoire du pays (en ces temps où l'identité nationale est un terme à la mode, ils devraient y penser). Cela pourrait peut-être aider les gens à se rendre compte que notre époque, malgré tout ce qui se passe, a de la chance par rapport à d'autres. Je ne dis pas que notre époque est la meilleure, loin de là, mais sauvegarder le patrimoine culturel est à mon avis très important (pas prioritaire, que tout le monde travaille, mange et ait un toit l'est dix mille fois plus).
En effet, toutes proportions gardées, il est important d'entretenir l'esprit créatif du spectacle vivant ainsi que recruter des gens passionnés qui pourront entretenir, garder, transmettre le patrimoine (quand je vois certains gardiens de musées grognons et malheureux je me dis qu'ils feraient mieux de donner leur place à des gens que ça intéresse vraiment). Parce qu'il s'agit de transmettre aussi. Si on laisse tout se déliter, que restera-t-il ?

Voilà donc le coup de gueule du jour de la passionnée de culture et de patrimoine que je suis en ce jour venteux et pluvieux...